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lundi 8 mai 2017

Développement psychologique de l’enfant : les principales étapes

Développement psychologique de l’enfant : les principales étapes

Rappel avec le psychologue-psychanalyste Harry Ifergan*, des grandes étapes majeures du développement psychologique  de l’enfant. Des indications précieuses pour des pros parfois déroutés par le comportement des tout-petits qu’ils accueillent. Mais tout s’explique ou peut s’expliquer, ou en tout cas ces repères peuvent aider à mieux comprendre le phases que le jeune enfant traverse de sa naissance à 4 ans.
Developemment psychologique de l
À six semaines, le premier sourire intentionnel apparaît et prouve que l’enfant est en interaction avec l’autre.
À huit mois, il ressent qu’il existe individuellement et qu’il n’est plus en fusion avec sa mère.
À neuf mois, les premiers cauchemars peuvent survenir, signes de l’évidence que lui et sa mère sont deux êtres bien distincts.
Cette séparation symbolique lui indique qu’il est donc dépendant de ses parents. Et plus généralement des adultes. Ce manque d’autonomie et cette vulnérabilité l’atteignent au point de provoquer des cauchemars.

À partir de dix-huit mois : le début de la phase d'opposition
Jusqu’à trois ou quatre ans, l’enfant entre dans une phase dite d’opposition systématique à tout ce que ses parents ou « substituts de parents » c’est à dire vous les professionnels de la petite enfance, qui lui proposent ou lui imposent. Une bonne partie des « non » qu’il va énoncer constitue des tentatives de se démarquer des souhaits et des désirs de ses parents. Cela reviendrait pour lui à dire à l’adulte qui l’a en charge : « Toi, c’est toi et moi, c’est moi », une manière comme une autre d’affirmer qu’il existe à part entière et se distingue bien mentalement de ses parents.

Vers deux ans : toujours le "non" et les premières peurs
 Les premières difficultés d’endormissement apparaissent. L’enfant se met à avoir peur de s’endormir. Il a peur seul dans le noir, craint quelque chose mais sans même en avoir conscience, ne peut véritablement dire ce qu’il redoute car la raison de ses peurs est floue. Il refuse alors de se séparer de ses parents. Certains, à cet âge, connaissent des phases de cauchemars, ces troubles du sommeil correspondant précisément au fait que le caractère de l’enfant s’affirme de jour en jour. Il devient capricieux, exigeant et veut tout régenter. Or, autant il se prétend omnipotent dans la journée (et dit non à tout), autant, la nuit venue, il se ravise et se sent faible et fragile. Le souvenir des énervements et des crises qu’il a su générer auprès de ses parents l’envahit et inconsciemment, il se culpabilise et fait des cauchemars. Au matin, le cauchemar l’ayant « acquitté » de son fort caractère de la veille, il repart de plus belle et recommence à dire « non ! ».

Entre deux et quatre ans : l'individuation
L’enfant va réaliser un travail mental de tout premier ordre : l’individuation. C’est-à-dire la constitution de lui-même en tant qu’individu à part entière : un être indivisible, un et uni. Pour cela, il va appréhender tout l’univers qui le constitue : ses parents, sa maison, son doudou, ses frères et sœurs, son assistante maternelle, sa référente à la crèche, son institutrice de maternelle, ses copains, ses jouets, les joies et les peines qui l’animent, la jalousie les peurs etc., pour en faire quelque chose de cohérent, contenu en lui. L’image la plus réaliste pour représenter ce travail de constitution en un tout unifié est celle du puzzle. Rassembler les parties en un ensemble cohérent dans un cadre défini. Ce « travail » mental est essentiel pour la suite de l’organisation de la personnalité de cet enfant. En effet, c’est lorsque l’enfant ne parvient pas bien à réaliser ce « puzzle symbolique » qu’il y a un risque de morcellement de l’individu.
Trois exemples simples et caractéristiques de cet âge nous rappellent l’importance de cette superbe réalisation mentale.
• L’exemple du biscuit cassé : si, entre deux ans et quatre ans, on propose à un enfant un biscuit cassé en deux, il le refusera car il n’est pas entier ; cela lui rappelle la sensation de morcellement contre laquelle il lutte pour faire de sa personne un tout unifié.
• Beaucoup d’enfants, et principalement les filles, aiment faire des découpages et des collages de pièces de papier et carton de toutes formes. Ces patchworks sont la représentation du travail psychique interne qui les anime. « Couper/coller », n’est-ce pas justement, ce qui le caractérise ? C’est-à-dire rassembler des pièces éparses en un tout ?
• L’enfant n’est pas prêteur durant cette phase d’individuation. Prêter un de ses objets (doudou, jouet, etc.) reviendrait pour lui à s’amputer d’une partie de son capital. Or, ôter une pièce de son puzzle intérieur le fragiliserait, voire le détruirait. À cet âge, il est naturellement égocentrique, c’est-à-dire centré sur son ego.

À quatre ans : il devient un être social
D'autres difficultés d’endormissement apparaissent, plus élaborées que celles traversées à deux ans. En effet, son intelligence progresse et il parvient, cette fois, à mieux percevoir l’objet de ses peurs au moment de s’endormir. Il imagine des êtres humanoïdes ou des animaux venant lui rendre visite. Selon les enfants, ce peut être un fantôme, un monstre, un ogre, une sorcière ou plutôt le loup, un crocodile, etc. Là encore, les prétentions de toute-puissance auxquelles l’enfant aspire tant dans la journée, sont anéanties lorsque tombe la nuit et qu’il doit se séparer durant huit heures ou plus de ses parents protecteurs. Seul, dans le noir, allongé dans une position qui le fragilise et le rend vulnérable, il prend bien soin de revenir à la réalité : il n’est qu’un enfant, petit et sans force face à son assaillant (inventé de toutes pièces, par ses propres soins).
À cet âge-là, l’enfant apprend à dessiner. Il sait déjà tracer une boucle fermée sur laquelle il appose deux grosses taches pour les yeux et un trait maladroit pour la bouche. Ainsi, la première ébauche d’un visage humain apparaît sous ses doigts. Au fur et à mesure de son engouement pour le dessin, il va peu à peu représenter graphiquement des formes de plus en plus évoluées pour réaliser, en définitive, un bonhomme complet. L’enfant se représente le corps humain, son corps, celui de l’autre, et donc lui-même en société. C’est aussi par le dessin que cet enfant devient un être social.



*Spécialiste de l’enfance et de la parentalité, auteur de « Mieux comprendre votre enfant » de Harry Ifergan (Marabout Family)

 

C’est quoi un enfant qui va bien ?

Pour le psychologue Harry Ifergan, un enfant va bien psychologiquement est un enfant qui témoignera du « triptyque de bonne santé mentale » représenté par trois points essentiels : 1. Est-ce qu’il se nourrit bien ?
2. Est-ce qu’il dort bien et avec plaisir
3. Est-il de bonne humeur et se cela se voit- il ?
Article rédigé par : Harry Ifergan, psychologue, psychanalyste, auteur de "Mieux comprendre mon enfant".Marabout

samedi 6 mai 2017


Tapis d'éveil : les atouts des tapis d'éveil pour les bébés


Un tapis d'éveil pour stimuler Bébé

Le tapis d'éveil idéal pour Bébé doit allier sécurité, confort et variété des jeux. Et comme son nom l’indique, il doit proposer différentes activités pour permettre de développer tous ses sens. On fait le point.

Tapis d'éveil : un nid douillet !

Pour se reposer ou faire marcher ses sens, votre petit « touche-à-tout » appréciera dès les premières semaines son tapis d’éveil tout doux et plein de couleurs.
Comme tout jouet ou article de puériculture, le tapis d’éveil doit comporter la mention « conforme aux exigences de sécurité », certifiant que l’objet répond aux normes en vigueur. Concernant le tapis d’éveil, les experts sont notamment attentifs à ce que l’enfant ne puisse pas détacher et avaler certains éléments.
À cette condition, et sauf si un âge minimum est précisé sur l’emballage, le tapis d’éveil peut être utilisé dès la naissance. Il constitue alors un espace de détente d’où le bébé, couché sur le dos, peut observer à sa guise le monde alentour. Puis, à partir de 6-8 mois, l’enfant commencera à s’intéresser aux différentes activités qui lui sont offertes sur son tapis.
Le confort avant tout ! Le tapis d’éveil est d’abord… un tapis. Il doit être d'épaisseur suffisante pour accueillir confortablement votre tout-petit et l’isoler du sol.
Encore mieux que les tapis molletonnés, il existe désormais des tapis gonflables, qui épousent le corps de l’enfant. Ils se présentent le plus souvent comme des petites piscines recouvertes d’un tissu très doux, avec des boudins latéraux délimitant l’aire de jeux et pouvant servir de soutien à la position assise.
Le roulé-boulé sur cette texture amusante va vite devenir l’une des activités favorites de votre bébé. Alors afin d’éviter tout risque d’allergie, optez pour le tout coton. A moins que vous ne préfériez les tapis en mousse. Dans une matière proche de celle des tapis de sol de camping, ils sont généralement formés par un assemblage de carrés de couleurs et de textures différentes. Comme fond de parc, c’est l’idéal : votre apprenti marcheur ne risque pas de se prendre les pieds dedans !

Un tapis pour éveiller ses sens

Synthèse de tous les types de jeux éducatifs qui existent pour les tout-petits, un tapis d’éveil digne de ce nom doit offrir des possibilités d’activités variées pour éveiller les sens de Bébé :
  • des volets à soulever pour apprendre à manipuler ;
  • des tissus colorés à toucher et des "bidules" qui font du bruit pour éveiller les sens ;
  • un miroir pour apprendre à se connaître ;
  • un ou plusieurs hochets
  • un anneau de dentition.
Un tapis d'éveil avec ou sans arche d'activités ?
Le tapis peut être vendu avec un portique. Arceau en plastique rigide que l’on pose par-dessus l’enfant allongé, le portique sert de support à différents hochets qui font du bruit lorsque l’enfant les agite. Il peut constituer une activité supplémentaire offerte par le tapis d’éveil… Mais si vous souhaitez pouvoir l’utiliser séparément (fixé aux montants du lit par exemple), assurez-vous qu’il soit bien détachable du tapis… ou achetez-le séparément. Quoi qu’il en soit, évitez les couleurs pastel, que votre enfant n’est pas capable de percevoir correctement. Les tout-petits adorent les couleurs vives et les formes géométriques simples.

Les "petits plus" du tapis d'éveil

Quelques astuces pour bien choisir le futur tapis d'éveil de Bébé...
  • Il va sans dire que le tapis doit être lavable. Si le dessous du tapis est en PVC, c’est encore mieux ! Grâce à la doublure plastique, les régurgitations de Bébé, fréquentes à cet âge-là, ne transperceront pas le tapis et ne tacheront pas la moquette. Pour ceux en tissu, c’est encore mieux s’ils supportent des températures élevées (60°C au moins afin de détruire toutes les bactéries). Ceux en mousse ou en plastique se nettoient facilement d’un coup d’éponge.
  • Pliable avec une poignée ou vendu avec un sac à dos de rangement, le tapis d’éveil doit être facile à transporter : c’est un jeu de tous les jours. De ce point de vue, les "tapis piscines" ont l’avantage de ne pas prendre trop de place une fois dégonflés.
  • Si vous souhaitez vous servir du tapis d’éveil comme fond de parc, choisissez-le avec des liens d’attaches à chaque coin s'il est en tissu, avec des bords qui se redressent s'il est en mousse, ainsi le tapis ne glissera pas dans tous les sens.
  • Pour l’été : il existe désormais des moustiquaires pour protéger l'enfant des "petites bêtes", ainsi que des petites tentes anti-UV pour qu’il puisse jouer dehors à l'abri du soleil.
Un tapis d'éveil, combien ça coûte ?
 Les prix des tapis d’éveil sont très variés : ils vont de 40 euros pour les plus basiques, à plus de 100 euros pour les plus complets et les plus perfectionnés.
 Compter un minimum de 30 euros pour la tente anti-UV et la moustiquaire.

http://www.parents.fr/bien-s-equiper/puericulture/les-atouts-du-tapis-deveil-78791

mercredi 26 avril 2017

ACQUISITION DU LANGAGE

ACQUISITION DU LANGAGE

Babillage : une étape primordiale dans le développement du langage

« Bababa », « tatatata », les enfants babillent à l’unisson dans la crèche ou chez l’assistante maternelle et s’entrainent à produire différents phonèmes. Cette étape est très importante dans le développement du langage puisqu’elle est la phase d’appropriation de la langue maternelle. Zoom sur le babillage. 
le babillage trés important dans le developpement du langage
Du premier cri au babillage
Au départ, dans le développement du langage, il y a le cri. Puis, le bébé fait des petits bruits, quand il bouge, qui sont des vagissements. Il va ensuite produire des sons qui sont plutôt des voyelles comme « aaeeeuuu ». Cette phase s’appelle le jasis. Pendant cette période, l’enfant s’amuse à répéter ces sons dans son lit et joue aussi avec les aïgus et les graves.
Puis le jasis se modifie peu à peu pour devenir des « awaaa », « aye aye aye ». C’est l’ébauche du babillage puisqu’il y a une distinction d’un son à l’autre et que des consonnes apparaissent.
Vers 3-4 mois, quand le bébé commence à mieux maitriser sa tête, qu’il tient assis calé avec des coussins, qu’il commence à attraper des objets, il y a une modification physique qui s’opère. Son larynx, qui était jusqu’alors très haut, va descendre. L’espace laissé par cette nouvelle position va permettre à la langue d’être plus mobile. Naissent alors les « r » (on dit que l’enfant roucoule), « qu », « gu » et le « é ». Puis, vers 6 mois, les « bababa », « tatatatata », apparaissent. C’est le fameux stade du babillage canonique. Cette étape marque l’apparition de syllabes constituées de consonnes et de voyelles dans le langage du bébé (auparavant, c’était soit l’un soit l’autre).

L’apparition progressive de nouveaux phonèmes
Les consonnes n’apparaissent pas dans n’importe quel ordre. Elles suivent le développement moteur de l’enfant et sa maturation. Ainsi, les premières consonnes du babillage qui se manifestent vers 4/6 mois sont les « p » et les « b » pour former les fameux « papappapapa », « babababa ».
Viennent dans le même temps, d’autres phonèmes dits explosifs, (quand la langue tape contre le palais) : le « tttt » et le « ddd ». Cela explique pourquoi l’enfant prononce souvent « Papa » en premier lieu, que ce soit en Français, « Baba », en Russe, ou « Daddy » en Anglais. 
Petit à petit, le babillage évolue avec les nasales « m » « n » « an » « on » et les « qu », « gu ». Puis ça se complique pour les bébés ! Apparaissent en effet les « r » et les « l ». Certains parviennent rapidement à les produire, d’autres à l’inverse, ne trouvent pas comment mobiliser leur langue pour réaliser ces sons.
En dernier, arrivent les « s », « z », « v », « f », « ch », « j ». Cet apprentissage prend énormément de temps puisque certains petits de 4 ans n’ont pas encore le « ch » ou le « j » et vont par exemple dire « z’ai une zolie jupe ». Mais en général, à 4,5 ans, 90% des enfants ont acquis tous les sons. « Un enfant met 12 mois à marcher mais 6 ans à parler, » s’amuse Magali Dussourd-Deparis, orthophoniste.

Le babillage, une étape obligatoire dans le développement du langage
Le babillage est une étape cruciale dans le développement du langage car l’enfant s’entraine à produire ces phonèmes, à positionner sa langue pour finalement construire des mots. « Un enfant qui a la sucette dans la bouche 24h/24h ne découvre pas certains mouvements de la langue. Il arrive en cabinet d’orthophonie et ne sait pas dire le « l », « p » ou « b » car ses lèvres étaient toujours en train de téter au lieu d’explorer », explique l’orthophoniste. 
Pendant cette période, l’enfant apprend aussi les « signes supra segmentaux de la parole », c’est à dire la longueur des voyelles, le rythme, les intonations, les accentuations… L’enfant va s’entrainer à réaliser ces signes et les adopter. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre les bébés babiller en mettant une intonation, en montant leur voix dans les aigus pour formuler une interrogation, par exemple. On pense même parfois distinguer des mots, des courbes mélodiques plus marquées : c’est le protolangage. L’enfant va designer une corbeille de fruits, dire « ba » et l’adulte qui est en sa présence va lui dire : « tu veux une banane, c’est ça ? ». Petit à petit, le bébé va découvrir des phonèmes, s’entrainer, les répéter pour finalement produire des mots. Le babillage est donc une étape essentielle dans le développement du langage puisqu’il représente la phase d’appropriation de la langue maternelle.  Sans lui, l’apprentissage de la langue n’est pas possible. 

Pour plus d’informations sur le langage : http://www.info-langage.org/

Le mamané doit-il être employé par les professionnels de la petite enfance ?

Le mamané c’est la manière que tout le monde adopte pour s’adresser à un enfant. D’instinct, la façon de parler à un bébé change : la voix est douce, le débit est plus lent, la parole s’étire et on adapte notre vocabulaire. « On crée grâce à une enveloppe sonore, une communication spécifique avec le bébé », explique Magali Dussourd-Deparis. Que les professionnels de la petite enfance l’emploient avec les petits, l’orthophoniste n’y voit pas d’inconvénient. Elle précise cependant que « ce qui est important, c’est qu’ils s’adressent à l’enfant au niveau auquel celui-ci se situe. » En d’autres termes, il est pertinent d’employer le mamané avec un bébé qui babille mais pas avec un petit de 18 mois, qui possède déjà du vocabulaire et qui produit des mots-phrases.
Article rédigé par : Laure Marchal avec Magali Dussourd-Deparis, orthophoniste.

dimanche 29 mai 2016

Le développement de l'enfant de 0 à 6 ans (4)

Entre 9 et 12 mois => L’enfant prend conscience de la partie inférieure de son corps. 




 Développement psychomoteur 


Le bébé évolue sur le plan moteur. Il se tourne, s’assoit, commence à se déplacer. Il faut respecter l’évolution de son rythme. Dans cette tranche d’âge, les jeux de balle sont particulièrement intéressants. Quand le bébé s’assoit, on peut s’installer face à lui en faisant rouler la balle doucement dans sa direction. En tentant de le renvoyer, il affine peu à peu la précision de son geste. 

Vers 8-12 mois, quand il se déplace à 4 pattes, la balle roule quand elle lui échappe des mains et cela l’incite à la suivre. Ensuite quand il commencera à se déplacer debout, il pourra la tenir dans la main ou contre lui et se déplacer avec. C’est aussi la grande période de répétition à l’infini de chaque geste, qui conduit l’enfant à une meilleure manipulation des objets, petit à petit vers une motricité plus fine avec la pince pouce-index, mettre un objet dans un autre… (en plus des jouets précédents, toutes les sortes de contenants sont intéressants à proposer : cuvettes, boites, cubes, objets roulants). C’est au cours de la première année que commence la construction du schéma corporel de l’enfant, c’est-à-dire la représentation qu’il a de son corps dans l’espace. Le bébé attrape les objets avec de plus en plus de précision. Il demande à tenir sa cuillère et à boire tout seul au verre : il y parvient plus ou moins facilement. 

 Développement du langage 


L’enfant va s’adresser à ses parents en disant « papa, maman. ». Il associe le geste à la parole. Il répète de plus en plus de syllabes et dit quelques mots. 

 Développement affectif et social 


Le bébé montre du doigt ce qui l’intéresse. Il comprend un interdit, les expressions du visage de l’adulte, le sens de quelques mots ainsi que des ordres simples. Il est capable de retrouver un objet caché et de se calmer en le prenant. Il aime faire des mimiques, du charme. Il essaie d’imiter ce qu’il observe. Ses actions sont intentionnelles. Il réfléchit et reproduit ce qu’il a déjà expérimenté. 


Jeux & jouets : 


Il aime les mêmes jouets qu’auparavant, mais diversifie leur utilisation. Le moindre objet se transforme en jouet. Il apprécie particulièrement les jouets musicaux (« bâton de pluie », maracas, xylophone). Il aime les jouets à traîner ou à pousser, les jeux d’eau. Il s’approprie le livre, il tourne les pages, le mord, l’intègre à ses jeux mais prend toujours plaisir à écouter les histoires. Il adore sortir se promener, découvrir le monde extérieur. Les « pop-up », les jeux du « caché /coucou » sont tout aussi important. Quand l’adulte fait apparaitre et disparaitre une peluche, l’enfant réalise petit à petit qu’au départ succède le retour et que ce que l’on ne voit pas existe toujours (comme sa maman). Cela permet de gérer son angoisse de séparation. 


Activités & rôle de l’adulte : 


Poser à l’enfant les limites nécessaires face aux dangers liés à l’exploration de l’environnement (interdits, kits de sécurité domestique, barrières). 

Accepter avec bienveillance que le bébé ne soit pas encore prêt pour certaines étapes. 

Regarder ses progrès, son bien-être général, son plaisir à découvrir et à évoluer plutôt que ses « difficultés ». C’est l’âge de l’exploration. Tout est nouveau pour l’enfant. Il est important d’encourager et accompagner le bébé dans ses progrès vers l’autonomie sans pour autant le sur-stimuler, ni le « freiner ». 

Après avoir passé une année dans une grande dépendance motrice, l’enfant va utiliser sa deuxième année pour explorer l’espace. 

Il va faire trois grandes acquisitions : 

la maturité des fibres nerveuses va lui permettre l’acquisition de la marche (12-15 mois), 
le contrôle des sphincters et l’acquisition de la propreté (18-30 mois) 
et le développement d’un langage plus ou moins élaboré (vers 2 ans). 









http://www.magny-les-hameaux.fr/sites/magnyleshameaux/files/media/petite-enfance/documentations/dvpt_de_lenft_de_0_a_6_ans_irts.pdf