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samedi 29 avril 2017

Motricité fine : pincer et tenir minutieusement

Motricité fine : pincer et tenir minutieusement

La pince pouce index met en jeu le pouce, l’index et le majeur. Plus l’enfant pourra expérimenter cette pince et plus il parviendra à placer ces trois doigts correctement. Chaque doigt a son rôle dans la saisie et la manipulation des objets. Cette pince peut déplacer des petits objets avec précision ou mettre en mouvement des outils qui demandent de la minutie. Mais elle est surtout présente dans de très nombreux gestes de notre quotidien. Voici comment aider les enfants à expérimenter cette pince.
E.Langlois
motricité fine-pinces à linge
La pâte à modelerLa pâte à modeler est décidément la meilleure amie de la motricité fine. Voici 2 petits jeux appropriés pour stimuler la préhension en pince :
• Le jardin : proposer aux enfants de partir à la recherche de tout ce que l'on peut planter dans la pâte à modeler comme pour en faire un petit jardin : crayon, paille, bâtonnets, bref tout ce qui peut mettre en volume la sculpture est bon à prendre. (Ou mettre le lien du jardin de l’article pâte à modeler)
• Les soleils : Avec une boule de pâte à modeler montrer aux enfants comment étirer la pâte entre le pouce et l’index le plus loin possible avant qu’elle ne casse. A faire tout autour de la pâte tel un soleil.

Les pinces à lingeLes pinces à linges permettent de travailler la pince mais aussi de muscler les doigts de par leur résistance. Elles peuvent être utilisées de différentes façons :
• Pour les petits, leur demander de les placer autour d’un bol ou d’une forme en carton comme pour en faire une crinière de lion par exemple
• Pour les plus grands on peut leur demander de ramasser des objets plus ou moins fragiles au sol de façon à adapter la pression à mettre sur la pince : du coton, des grains de haricots, des crayons, des flocons de maïs colorés (Play maïs), des vêtements de poupées, bref tout le bazar qui traine au sol fera l’affaire !

Jeux de pêcheDans une bassine d’eau, poser des bouchons de bouteilles de toutes tailles et demander aux enfants de les attraper avec des cuillères de différentes tailles ou des pinces à cornichons ou des pinces à linge

Bandes de papierDonner à chaque enfant différentes sortes de papier comme du papier journal ou du papier glacé (les pubs qui remplissent vos boites aux lettres feront très bien l’affaire). Leur montrer ensuite comment faire des bandes de papier en les déchirant. Si au final cela ressemble plus à des confettis, peu importe, le but étant d’utiliser les pinces des deux mains. Vous pourrez ensuite vous en servir pour fabriquer un objet en papier mâché par exemple

Les tirelires

Cette activité très minutieuse peut se faire avec toute sorte de matériel. En voici 2 :
• Prendre un poivrier du commerce dont les trous sont assez larges et demander aux enfants d’y insérer des cure dents ou des cotons tiges
• Avec une boite de lait en poudre : Faire une fente dans le couvercle en plastique de la boite et demander aux enfants d’y insérer des jetons ou des bouchons de petits pots de bébé

A lire sur le sujet : La motricité fine en 4 points-clefs
Article rédigé par : Emmanuelle Langlois, psychomotricienne

Motricité fine : à la découverte de mon index

Motricité fine : à la découverte de mon index

L’index a une place très importante dans la préhension fine. La pince pouce index est en effet la plus efficace et la plus précise de toutes les préhensions. Dans cette pince, le pouce fixe l’outil, le majeur le soutient et l’index le guide. Plus l’enfant aura pris l’habitude d’utiliser son index, plus l’index sera mobile et plus la préhension sera aisée et le geste souple.
motricité -fine-marionnettes à doigts
Marionnettes à doigtsPas toujours facile d’isoler l’index pour les petits. Alors peu importe que les autres doigts soient repliés ou en extension, le fait de sentir quelque chose sur le doigt à mobiliser permet aux enfants de mieux le percevoir et donc le faire bouger.

Le clavier en pâte à modeler

Avec un rouleau de pâte à modeler assez long, appuyer fort ou doucement sur le rouleau comme pour écrire un code de la gauche vers la droite. Faire reproduire cette frise aux enfants. Associer ensuite un son rigolo au geste fort et un autre pour le doucement. Il ne reste plus qu’à chanter les petites musiques ainsi produites

Dessin dans plateau de semoule ou sableDans un plateau ou une plaque de four éventuellement, déposer une couche uniforme de semoule ou de sable ou de sel. Les enfants pourront alors dessiner des formes ou simplement promener leur doigt dans le plateau pour y voir apparaitre des formes. A la fois sensoriel et relaxant, ce jeu est très apprécié des enfants.

 Peinture en sprayRemplir un vaporisateur pistolet, avec une gâchette souple si possible, de peinture mélangée avec de l’eau. Puis laisser les enfants exprimer leur créativité sur une grande fresque au mur ou au sol.



A lire sur ce sujet : la motricité en 4 points-clefs
Article rédigé par : Emmanuelle Langlois, psychomotricienne

Motricité fine : délier et dissocier

Motricité fine : délier et dissocier

Ces activités permettent la dissociation de chaque doigt et d’aborder des mouvements digitaux plus complexes. La maîtrise de ces coordinations permettra à l’enfant de s’adapter plus facilement aux différents outils mis en main ce qui rendra sa préhension plus efficace. Mais aussi de rendre ses mouvements fins comme le découpage ou le graphisme plus fluides.
E.Langlois
délier-disocier-motricité fine
Les comptines à doigtsQue ce soit pour former des oreilles de lapins, des papillons, des fourmis qui se déplacent ou pour dessiner des moustaches, les doigts peuvent prendre toutes les formes pour illustrer les comptines à doigts.  Pendant ces petits jeux, les doigts se fléchissent et se tendent, s’écartent et se rapprochent, se tortillent, se déplacent … bref se contorsionnent. Une bonne façon de découvrir toutes leurs possibilités de mouvement.

Les instruments de musiqueLes instruments à corde et les claviers permettent de mobiliser plusieurs doigts en même temps. Faire découvrir les différents sons en proposant aux enfants de gratter ou frapper les touches de différentes façons comme :
•    Avec les doigts collés
•    Avec les doigts écartés tendus puis bien souples
•    Un doigt après l’autre
•    Rapidement puis lentement
•    Demander ensuite aux enfants de montrer la façon qu’ils ont préféré

Massages de ballesFaire rouler une balle sur les différentes parties du corps en essayant que les enfants fassent bouger leurs doigts au maximum. Ils ont vite tendance à frotter la balle plus que la faire rouler. Donc bien leur montrer le geste à produire.
Proposer si possible différentes balles afin de trouver celle qui correspond le plus à leur petite main : des dures, des molles, des petites, avec ou sans picots etc.

Habiller des poupéesEnfiler des petits habits, mettre des pressions et surtout boutonner sont d’excellents jeux pour découvrir l’importance des 2 mains et la coopération de chaque doigt dans un but précis. A appliquer également sur les enfants eux même.

Avec des élastiquesSe munir d’une boite d’élastique et demander aux enfants de les enfiler autour d’une boite de conserve ou d’un verre les uns au-dessus des autres.



A lire sur le sujet : La motricité fine en 4 points-clefs

 
Article rédigé par : Emmanuelle Langlois, psychomotricienne

Motricité fine : toucher et malaxer


COMMENT STIMULER LA MOTRICITÉ FINE DES TOUT-PETITS

Motricité fine : toucher et malaxer

Les activités sensorielles sont un bon moyen de développer la musculature de la main. Elles permettent également de mobiliser et donc de prendre conscience des différentes articulations et surfaces de la main et des doigts. C’est un pré-requis à ne pas négliger chez les tout-petits avant d’entamer des activités plus minutieuses.

 
Laurence Yéme
toucher et malaxer
 ModelagePour que la main se confronte à différentes pressions et épouse de nouvelles formes, les ateliers de modelage avec de la pâte à modeler, de l’argile ou du sable kinétique sont parfaits. La consigne ici est de malaxer et de faire glisser la pâte entre les doigts. On peut également demander aux enfants de le faire les yeux fermés pour percevoir encore mieux les mouvements des doigts et les différences de matières.
 
Jeu de KimAvec un sac à toucher , proposer aux enfants de bien utiliser tous les doigts pour découvrir la forme de l’objet caché. Il peut également être intéressant de placer des petits coussins sensoriels à l’intérieur (comme ceux-ci de chez Hop toys)

La main à la pâteLes ateliers de cuisine et la confection de pâtes à tarte et autre crumbles à effriter sont des activités idéales pour renforcer les muscles de la main.

Empreintes de papierProposer des chutes de papiers de différentes textures comme du papier aluminium, du papier cuisson, du papier glacé ou encore du crépon. Demander ensuite aux enfants de les froisser (parfait pour les tout petits) ou d’en faire des petites boules. Les boules peuvent être faites à une main ou par pression des deux mains ou en les faisant rouler sur un plan dur. Les enfants pourront ensuite les tamponner dans de la peinture (adapter la prise à un objet souple) ou les faire rouler dans une peinture d’une autre couleur.
 
Les bacs de grains
Remplir des boites assez profondes (boites de lait en poudre par exemple) avec des graines (1er prix) : des haricots, de la semoule, du riz, des lentilles. Y cacher un objet ou laisser les enfants transvaser d’un bac à l’autre seulement à l’aide des mains pour sentir les grains s’écouler entre les doigts et adapter la préhension au volume qui diminue.


A lire sur le sujet : La motricité fine en 4 points-clefs
 
Article rédigé par : Emmanuelle Langlois, psychomotricienne

mercredi 26 avril 2017

Jeux de transvasement

JOUER POUR GRANDIR

Jeux de transvasement : le grand plaisir des tout-petits

Verser, renverser, remplir, vider, recommencer, transvaser …Avec du sable, de l’eau, des billes, des cailloux, des bouchons, des lentilles… Mettre dans la boîte, dans le bac, dans le seau  puis les retirer … Les enfants adorent ces  jeux de transvasement qui  sont non seulement pour eux une  source de plaisir inépuisable, mais aussi une mine d’apprentissages 

 
Enfants qui font un jeu de transvasement
Il faut les voir, appliqués, concentrés en train de mettre du sable dans un seau puis de le remettre dans le bac, puis recommencer et en perdre la moitié à chaque fois ! Il suffit de les regarder tamiser, filtrer, transvaser encore et encore  pour comprendre quels efforts ils déploient, quel plaisir ils prennent et tout ce que, sans en avoir à l’air, ils sont en train d’acquérir. D’ailleurs, les jeux de transvasement sont parmi les piliers de la pédagogie Montessori qui a développé toute une théorie sur leur utilisation et leur rôle.

Un jeu évolutif et diversifié
Dés la fin de leur première année,  le jeu de transvasement  intéresse les petits et  va les accompagner pendant plusieurs années encore. Normal puisqu’en fonction de l'âge, il permet à l'enfant d’expérimenter et de développer toutes sortes de sensations  ou apprentissages. C’est un jeu évolue au fur et à mesure que se développent els capacités et compétences du tout-petit. Lui offrant ainsi la possibilité de faire de nouveaux apprentissages. Au départ, il y a la sensorialité et le plaisir de toucher et découvrir des textures différentes aux propriétés physiques différents (balles, eau, sable , haricots secs etc.). Puis rentrent en jeu la motricité fine (coordination, précision, utilisation d’un outil), mais aussi l’autonomie (on fait soi-même, on apprend à se servir et  la concentration comme tout ce qui demande effort et habileté. Ces jeux permettent aussi le développement de pensée logique (résolution d’un problème, relation de cause à effet, découverte des dimensions). C’est même un jeu qui  aide à renforcer l'estime de soi. "Effectivement à tous les âges, ce jeu favorise l'ensemble de ces développements, mais de manière plus fine, plus évoluée ou plus intense plus l'enfant grandit, explique Anne-Sophie Casal, psychologue, spécialiste du jeu et l’enfant. *. Par exemple, l'enfant a besoin de se concentrer dans la plupart de ses actions, pour saisir un objet pour le plus jeune, ou pour assurer un geste précis combiné à l'utilisation d'un outil pour le plus âgé. Je rajouterais la découverte et l’expérimentation des notions de dedans/dehors, petits et grands, contenant et contenu".

L'importance des éléments à transvaser
Au fur et à mesure que l'enfant grandit donc, le jeu de transvasement évolue demandant un choix assez vaste d'ustensiles pour transvaser, de contenants et d'éléments à transvaser.
Les objets à transvaser deviennent de plus en plus fins : on commence avec des bouchons de bouteilles de lait, on finit avec des petites perles par exemple. En variant les éléments à transvaser l'enfant va découvrir des matières et des textures différentes. Pour la sécurité des jeunes enfants, il est indispensable de commencer par transvaser de gros éléments "qui ne pourront pas être mis en bouche totalement, mais mordiller ou suçoter sans danger, la découverte passant toujours par la mise en bouche", souligne Anne-Sophie Casal. Dans le cadre professionnel, il faut aussi veiller à ne pas être "maladroit" dans le choix des éléments à transvaser. "En effet, pour certaines personnes, transvaser des lentilles ou des coquillettes peut être mal perçu (on ne joue pas avec la nourriture, il est difficile de manger à sa faim...), poursuit- elle

Une grande variété de contenants et d’ustensiles
L'enfant utilise d'abord sa main, puis des contenants et enfin des outils nécessitant de plus en plus de précision : louche, cuillère à soupe, petite cuillère…). Les contenants peuvent également devenir de plus en plus étroits ou fragiles "utiliser des contenants fragiles, c'est une manière de dire à l'enfant qu'on lui fait confiance, et donc de le valoriser : il utilise les objets des grands", précise Anne-Sophie Casal. Pour les plus jeunes mieux vaut privilégier des contenants en plastique, en métal, en carton. Et ne pas oublier de  varier les formes (bassines, petits bols, seau de plage, verres à mesurer, bouteilles en plastique ). Ou les styles : récipients à trous qui, selon leur taille, laisseront ou non passer les éléments à transvaser (passoire, entonnoir). Les jeux de transvasement utilisent beaucoup à la batterie de cuisine ! Enfin des couleurs, des textures, des formes et des tailles différentes permettent d'offrir d'autres vecteurs d'explorations sensorielle . « L'enfant peut regarder par transparence, déformer un contenant, observer les différentes textures avec ses doigts, mais aussi avec sa bouche", rappelle Anne-Sophie  Casal

Côté sécurité, la vigilance s'impose
Que le jeu soit libre ou proposé dans le cadre d’un atelier , l'enfant doit rester sous le regard bienveillant d'un professionnel, tant pour assurer sa sécurité physique, que pour sa sécurité affective (confiance, valorisation de soi…). "On peut toutefois proposer des supports de jeu plus 'risqués', précise Anne-Sophie Casal. Cela fait également partie du rôle éducatif des professionnels de la petite enfance : accompagner les enfants dans leur rapport aux objets de leur environnement. Si un enfant peut manipuler des billes sous le regard d'un adulte, il apprendra (à force de lui répéter) qu'il ne faut pas les mettre à la bouche, ni dans le nez, ni dans les oreilles, mais il sera quand même autorisé à les manipuler ce qui favorise la compréhension de l'environnement matériel et l'estime de soi, mais aussi l'autonomie et la sécurité".


 
*Spécialisée dans le développement du jeune enfant et de ses lieux d'accueil, Anne-Sophie Casal est psychologue et responsable du secteur petite-enfance du Centre national de Formation aux Métiers du Jeu et du Jouet (FM2J). Elle est également Co-auteur du livre "le jeu de l'enfant" publié aux Editions Vuibert.




 

A la crèche, prévoir un lieu spécifique pour ce jeu

Dans un souci de sécurité, surtout si on utilise de petits éléments, il convient de délimiter une zone et un temps de jeu de transvasement. Les tout petits ne doivent pas y avoir accès et on veille à bien à "nettoyer" la zone quand le jeu est terminé. Pour les plus jeunes, quelques gros bouchons (4 ou 5) et deux bassines suffisent, des éléments pouvant rester à disposition en jeu libre. "Les plus grands investiront également cet espace pour se l'approprier ce qui leur permet de développement la motricité fine et globale, la coordination des gestes et le rapport du corps à l'espace".précise Anne-Sophie Casal.
 
Article rédigé par : Catherine Amexandre

dimanche 25 septembre 2016

Le jeu libre


Le jeu libre… un peu, beaucoup, passionnément

Le monde de l’éducation est un domaine en constante évolution. Plusieurs études sont consacrées à la petite enfance. Cela a pour effet d’apporter diverses modifications au niveau des techniques d’intervention et de l’application du programme éducatif. Il peut parfois devenir étourdissant et décourageant de jongler régulièrement avec ces notions. Selon moi, il faut prendre le temps de bien réfléchir aux nouvelles approches et trouver moyen de les intégrer à notre méthode de travail sans tout chambouler.

Un des thèmes les plus abordés ces derniers temps est le jeu libre chez les enfants. Certains scientifiques s’inquiètent du temps qui y est consacré et valorisent les nombreux bienfaits qui s’y rattachent. Les avantages sont assurément nombreux, mais je pense qu’un dosage équitable entre les activités dirigées et les périodes de jeu libre doit être considéré. Après tout, ces périodes d’activités qui sont plus structurées ont elles aussi leur caractère éducatif qui permet aux enfants, entre autres, de se préparer aux futures exigences scolaires.

La société a changé et le rythme des individus est différent comparativement aux années antérieures. De nos jours, les horaires des enfants sont parfois bien chargés et les périodes où ils laissent libre cours à leur imagination dans des jeux où il y a peu d’encadrement se font rares. Je pense qu’il est bien de s’y attarder et de réfléchir à l’importance du jeu libre et la place que l’on peut y accorder quotidiennement.

Le jeu libre touche plusieurs aspects développementaux. Voici quelques exemples :
  • Les enfants apprennent à structurer leurs idées, à se fixer des objectifs et à trouver des moyens pour les atteindre.
  • Ils doivent développer des stratégies de résolution de problèmes pour faire face aux obstacles rencontrés dans leurs jeux.
  • Le jeu libre favorise les habiletés sociales, car il encourage les enfants à partager l’environnement, leurs idées et le matériel de jeu. Ils doivent apprendre à résoudre leurs conflits et à contrôler leurs émotions.
  • Leur créativité est très sollicitée. Lors du jeu libre, les enfants donnent vie à du matériel et lui approprie diverses utilisations. Ils doivent aussi s’adapter aux différents scénarios de jeu et permettre à ceux-ci d’évoluer.
  • Les enfants développent leur autonomie, car le jeu libre est initié et développé par eux et non par l’adulte. Ils apprennent donc à prendre des initiatives et à faire des choix. De plus, ils gagneront de l’assurance et amélioreront ainsi leur confiance en eux.
Interventions à privilégier lors des périodes de jeu libre
  • Laisser une période de temps suffisamment longue pour permettre aux enfants de bien élaborer leurs idées et explorer le matériel de jeu à leur guise.
  • Créer un environnement sécuritaire. Vous assurer qu’il est possible d’avoir une bonne vue d’ensemble. Proposer du matériel varié et privilégier celui qui n’est pas destiné à un usage spécifique. Le matériel de récupération est souvent très apprécié des enfants lors des périodes de jeu libre. Par exemple, des bouts de tissus pourront servir comme aliments dans une soupe, de foin pour les animaux de la ferme, comme pansements pour une poupée malade ou encore pour un collage.
  • Les enfants doivent avoir accès à du matériel varié et ce dernier doit être disposé à leur hauteur pour éviter qu’ils aient besoin de demander l’aide de l’adulte.
  • Les enfants sont les acteurs principaux du jeu libre. L’adulte joue un rôle de soutien; il intervient pour la sécurité ou pour amener les enfants vers des pistes de solution. Il faut parfois éviter d’intervenir trop vite. Les enfants doivent pouvoir se questionner, essayer de trouver des solutions seuls et tester diverses actions.
Le jeu libre représente une occasion parfaite pour l’éducatrice de prendre le temps d’observer les enfants pour en apprendre davantage sur leur développement global. Il faut faire confiance aux enfants et les laisser être maitres de leurs jeux. Par contre, il ne faut pas bannir les activités structurées du programme quotidien, mais plutôt partager le temps de façon équitable selon les besoins des enfants.

Bonnes découvertes!

Sonia Leclerc
Éducatrice à la petite enfance

http://www.educatout.com/edu-conseils/coaching-pedagogique/activites-educatives/le-jeu-libre--un-peu--beaucoup--passionnement.htm

Le coucou-caché

Le coucou-caché : un jeu bien plus profond qu’il n’en a l’air

Le coucou-caché est un jeu pratiqué par tous les professionnels de la petite enfance. A première vue, il peut paraître banal. Pourtant, il intègre des notions bien plus profondes. Petit tour d’horizon de ce jeu légendaire.
jeu-du-coucou-caché
Le coucou-caché : le plaisir du jeu avant tout
Le coucou-caché c’est avant tout un jeu entre deux personnes : entre un enfant et un adulte ou entre deux enfants. «C’est un moment pendant lequel on partage quelque chose qui se situe au-delà des mots, c’est du plaisir partagé », commente Ghislaine Dubos-Courteille, psychologue clinicienne, spécialiste des enfants. Il est en effet essentiel de rappeler que ce qui est important dans cet échange est le plaisir de jouer, tout simplement.
Le jeu du « coucou-caché » stimule d’ailleurs « le plaisir d'être en relation avec l'autre, autant pour le bébé qui construit justement sa relation à l'autre que pour l'adulte qui prend plaisir aux interactions et à la joie », ajoute Claire Silvestre-Toussaint, psychologue. Ce jeu permet aussi au tout-petit de voir l'attention que le professionnel lui porte en jouant avec lui. Il pourra ainsi acquérir le sentiment d'exister pleinement pour l'autre, ce qui est très important. C’est l'un des premiers jeux qu'expérimente l'être humain. « Il lui permet d'asseoir la différenciation sujet-objet, l'individualisation en somme », commente Claire.

Le coucou-caché : idéal pour expérimenter la permanence de l’objet
En plus de cette notion de plaisir, beaucoup d’autres choses se jouent. Au début de sa vie, le bébé est indifférencié de sa mère : « La mère est un tout. C’est le grand univers, le grand plaisir », rappelle la psychologue. Petit à petit, l’enfant réalise qu’elle est une personne à part entière. Voilà pourquoi vers 8/9 mois, il fait l’expérience de l’angoisse de séparation. Il sait qu’il peut perdre sa mère. Puis, au fur et à mesure de son développement, il va réaliser que même s’il ne voit plus sa mère mais qu’elle lui parle depuis la pièce d’à côté, elle est toujours là. Le jeu du coucou-caché permet alors l'acquisition de ce qu'a nommé Jean Piaget la « permanence de l'objet ». (Par objet, on entend ce qui n'est pas le sujet, ce qui est autre que le sujet, c'est à dire soi-même). L' « objet » reste donc présent psychiquement alors qu'il peut être absent physiquement. La permanence de l’objet se construit petit à petit et prend place vers 18 mois. Le coucou-caché permet justement d’en faire l’expérience « je ne te vois pas,  mais je sais que tu es là ». Il permet ainsi de revivre le traumatisme de la séparation d’avec la mère, comme l’explique Freud.

« For da », le coucou-caché de Freud
Le coucou caché repose sur la même grille émotionnelle que ce que Freud a observé chez son petit-fils lors de l’expérience dite du « for da » (loin, près), encore appelée jeu de la bobine. W. Ernest Freud, 18 mois, joue avec une sorte de yoyo et répète inlassablement « for, da ». Freud constate alors que son petit-fils rejoue un traumatisme : la séparation et les retrouvailles avec sa mère. « Il fait alors l’expérience de l’angoisse et du plaisir », commente Ghislaine Dubos-Courteille. Et c’est un point très important dans le jeu du coucou-caché. L’enfant peut en effet s’autoriser à « perdre », puisqu’il sait qu’il va « retrouver ». Il va alors vivre différentes émotions : plaisir/déplaisir ; angoisse/assurance ; perte/retrouvailles … « L’enfant joue alors avec sa peur, c’est la raison pour laquelle il y a une excitation, qui est à la fois émotionnelle et motrice », note Ghislaine. L’enfant peut en effet trépigner d’excitation, sursauter, courir, aller dans un sens, revenir, traverser la pièce…
Ce qui est aussi intéressant dans le coucou-caché pour l’enfant, c’est qu’il peut être « l’objet », celui qui disparaît, celui qui remplace la mère. Et qui revient. Il peut être dans les deux rôles. Il est alors acteur et ne subit plus. Lorsqu’il rejoue la scène de la séparation et des retrouvailles, en plus de lui procurer du plaisir, ce jeu lui offre une réassurance dans la solidité du lien. « Grâce à ce jeu, le lien à l'autre est consolidé et les angoisses d’abandon sont atténuées », ajoute Claire Silvestre-Toussaint. « C'est également ce qui permet d'acquérir la « capacité d'être seul » selon le terme employé par DW WInnicott. En d'autres termes, le jeu du « coucou caché » permet d'intérioriser de manière sécurisante la séparation puis l'absence », explique t-elle.

Un jeu qui stimule l’imaginaire
Le coucou-caché permet aussi aux enfants de s’inventer des histoires. Lorsqu’ils se couvrent les yeux, certains s’imaginent volontiers au fond d’une grotte, dans un trou, sous un lit… Leur imaginaire se met en marche et par là-même leurs pensées. « Ce jeu permet en effet au bébé de mentaliser, de penser l'être absent, et donc de penser tout court. Ainsi apparaissent les capacités de représentation, de symbolisation, de mentalisation et de pensée », ajoute Claire Silvestre-Toussaint.
Le développement des fonctions de symbolisation et de l'imaginaire fait partie du développement intellectuel et affectif de l'enfant. Elles s'élaborent grâce à la séparation mère-enfant et sont permises au moment de l'individualisation. Le développement de l'imaginaire de l'enfant évolue en même temps que son développement cognitif. « La symbolisation, comme son nom l'indique, permet de symboliser l'objet et l'imaginaire permet de se raconter une histoire (une couverture peut devenir le toit d'une cabane dans la chambre de l'enfant qui devient de ce fait le lieu d'une histoire merveilleuse) », conclut Claire.

A chaque âge, son coucou-caché

Le coucou-caché est un jeu intimement lié au développement psychomoteur et cognitif de l’enfant. Il est corrélé à deux choses essentielles :
-    le schéma corporel de l’enfant, qui se construit jusqu’à l’âge de 7 ans environ
-    la décentration, c’est à dire la possibilité de se mettre à la place de ce que voit l’autre, qui est possible vers 7-8 ans selon ce qu’a établi Jean Piaget.
Avec un tout-petit : les moments de nursing sont tout à fait propices au jeu  du coucou-caché. Avec un bébé de 6 mois, vous pouvez déjà y jouer lorsque vous le changez par exemple. Vous vous soustrayez à sa vue en cachant votre visage avec une couche propre. L’enfant ne va pas forcément initier ce jeu mais va y répondre : il va jubiler, gigoter, pousser des cris et même éclater de rire ! Dès 7 mois, il participe activement à ce jeu !
Vers 9 mois, quand le bébé se déplace à 4 pattes et qu’il va se cacher sous une table, il amorce déjà ce jeu. L’adulte qui va réagir à son action va susciter chez lui l’envie d’y jouer davantage. L’enfant va être encore plus « acteur » du jeu à cet âge là qu’il ne l’est auparavant. Il faut d’ailleurs noter que le coucou-caché est très dépendant du développement psychomoteur de l’enfant.
Vers 12 mois,  sa motricité va lui permettre de dissimuler sa tête ou une partie de son corps. Il va s’adonner au coucou-caché avec beaucoup de plaisir !
Vers 18 mois, le petit va dissimuler son corps entier : il va par exemple se cacher derrière un rideau ou un drap. Puisqu’il est entièrement caché, il ne comprend pas qu’on puisse le voir. Il ne se met pas encore à la place de l’adulte qui peut distinguer une forme (ou ses pieds qui dépassent du placard). Il n’est pas encore en mesure d’expérimenter « la décentration », comme l’explique Jean Piaget. Cela va également de pair avec l’image qu’il a de son corps. Son schéma corporel n’est pas encore abouti : voilà pourquoi le fait que ses pieds dépassent du placard ne l’alerte pas sur la possibilité d’être vu.
L’engagement que met l’enfant à participer à ce jeu est de très bon augure pour son développement relationnel et affectif. Le « coucou/me voilà » est d’ailleurs un item qui fait partie d’un bilan psychomoteur pour évaluer le stade de l’enfant dans son développement social.

Avec Alexandra Hennegrave, psychomotricienne
Article rédigé par : Laure Marchal avec Ghislaine Dubos-Courteille, psychologue clinicienne, spécialiste des enfants et à Claire Silvestre Toussaint, psychologue, membre de la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP).

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/eveil-activites/jouer-pour-grandir/le-coucou-cache-un-jeu-bien-plus-profond-quil-nen-lair

JOUER POUR GRANDIR


A chaque âge ses jouets

Les jouets jouent un rôle essentiel dans le développement de l'enfant. Ils sont très importants dans les premiers apprentissages, c'est pourquoi les critères de sélection doivent se faire en fonction de l'âge et des capacités des enfants. Chaque catégorie de jouets contribue à développer un ou plusieurs domaines : sensorialité, motricité, affectivité, intelligence, créativité, sociabilité… Nous vous proposons un tour d'horizon des différents stades de développement des jeunes enfants (de 3 mois à 36 mois) et des jouets qui favorisent leurs découvertes, progrès et apprentissages afin de vous aider à composer votre "coffre à jouets".


3-6 mois : des sens en éveil

Dès la naissance, les cinq sens des bébés sont en éveil. Entre 3 et 6 mois, les petits explorent leur environnement et commencent à atteindre des objets. C’est également la période durant laquelle ils mettent tout à la bouche: un moyen de découvrir leur environnement, de s’approprier les objets, d’apaiser leurs peurs ou encore de se rassurer face à une situation nouvelle. Les peluches ou les personnages d'un mobile, par exemple, facilitent ce développement, même s’il ne joue pas avec eux les premiers mois et se contentent de les observer. Des objets faciles à saisir et à manipuler, comme un hochet ou une arche d'activités favorisent le développement moteur fin, c’est-à-dire le contrôle des mouvements. Le tableau d’éveil suscite également toutes sortes de mouvements pour les mains et le tapis d'éveil permet d’apprivoiser la position sur le ventre et ainsi le développement du contrôle de la tête, du corps et des yeux tout en renforçant les épaules.
Dans le coffre à jouets des 3-6 mois
  • Un hochet en forme d'anneau plus facile à prendre en main et/ou un hochet sonore pour éveiller plusieurs sens : vue, toucher, ouïe. 
  • Un tapis d’éveil avec une arche amovible équipée de jouets d'éveil que les enfants peuvent atteindre avec les pieds ou les mains en position allongée (coordination, cause à effet).
  • Un mobile simple dont les objets tournent naturellement (en papier ou en tissu) afin que les bébés puissent les suivre facilement. Placez les mobiles assez proches des enfants sans qu’ils ne puissent les attraper. Au fur et à mesure, ils feront le lien entre leurs propres mouvements de bras et les mouvements que cela provoque sur le mobile.

A noter : certains spécialistes considèrent le mobile comme un jouet pouvant frustrer les bébés car ils ne peuvent pas atteindre les objets qui le composent alors qu'il est conseillé par d'autres pour son rôle dans le développement de l'observation et de la curiosité des bébés. Choisir un mobile aux couleurs très contrastées permet aux nourrissons de fixer leur vue sur un point bien précis et d’en suivre les mouvements lorsque les objets bougent naturellement. Le mobile va donc attiser leur curiosité et les amener à observer avec attention les différentes couleurs et volumes.


6-12 mois : à la découverte de ce qui les entoure
L’activité motrice reste le principal jeu des 6-12 mois. Tous les jouets à faire rouler, comme un ballon, une petite voiture, ou des jouets à tirer vont les inciter à découvrir l’espace qui les entoure et favoriseront leur motricité. Les jouets à manipuler, qui stimulent la manipulation et la préhension, doivent également être faciles à attraper. La boîte à formes, par exemple, est un jeu de manipulation qui éveille en permanence et leur apprennent à garder en mémoire l’image de la forme qui disparaît, tout comme le jeu du "coucou-caché", qui leur permet à la fois de mémoriser petit à petit une partie de votre visage ou d'un jouet et de comprendre que le fait de disparaître n’est pas synonyme d’abandon.
Par ailleurs, leurs capacités intellectuelles et de langage sont en alerte et ils commencent à comprendre un certain nombre de choses. N’hésitez donc pas à leur parler le plus souvent possible avec des mots simples. Choisissez des livres avec des illustrations vives qui attireront leur attention et, même s’ils ne sont pas encore mûrs pour écouter une histoire, nommez et recherchez avec eux les personnages ou les animaux au fil des pages.
Dans le coffre à jouets des 6-12 mois
  • Un chariot de marche à pousser, un animal à tirer et un ballon en mousse (motricité).
  • Une boîte à formes et un jouet à empiler (motricité fine, mémorisation, préhension).
  • Un jeu du coucou-caché : une expérience sécurisante qui leur permettront de bien vivre les petites séparations.
  • Des CD de berceuses qui apaisent, instaurent la stabilité quand elle sont répétées dans le temps, à chaque sieste par exemple, et qui alimentent la mémoire précoce et sensorielle.


12-18 mois : maîtrise des gestes et autonomie
C'est l'âge de la marche, les jouets pousseurs ou porteurs sont à privilégier pour stimuler leur motricité. En manipulant, en empilant et en retournant les objets dans tous les sens, les enfants acquièrent la notion des couleurs, des formes, de la taille du jouet, des élément qui stimulent leur attention visuelle. La coordination de leurs gestes, la finesse de leur préhension et leur habileté manuelle peuvent être stimulées à travers le gribouillage ou en tripotant, par exemple, du sable dans lequel ils enfonceront leurs mains ou qu’ils laisseront filer entre leurs doigts. Par ailleurs, le simple fait de remplir ou de vider des récipients les passionnent également.
Dans le coffre à jouets des 12-18 mois
  • Un porteur stable et des jouets à traîner (motricité, exploration)
  • Des jeux d’assemblage, d’empilage, de construction et d’encastrement (motricité fine, préhension, découverte des couleurs)
  • Des crayons de cire pour développer la maîtrise des mouvements (diriger et contrôler les gestes)
  • Des CD de chansons à mimer avec les mains, le corps… ou des jeux de doigts pour développer l'expression vocale et gestuelle.


18-24 mois : expérimentation et indépendance
A cet âge les enfants ont besoin de jouets variés qui se démontent, qui font du bruit, que l’on encastre. Les cuisines pour enfant dotées de tiroirs et de portes qui s'ouvrent et se ferment ont beaucoup de succès à cet âge. C'est aussi l'âge de l'imitation des jeux de "grand", de la manipulation fine et de la réflexion. Entre 18 mois et 2 ans, les enfants commencent à maîtriser certaines activités physiques (motricité globale), comme courir, grimper, sauter, ramper, donner des coups de pied et lancer : les sorties au parc et les jeux d'extérieur sont indispensables pour développer ces nouvelles habiletés. Ils aiment également remplir et vider toutes sortes de contenants avec toutes sortes de jouets et frapper sur un xylophone par exemple. Enfin, à cet âge ils sont capables d'écouter une histoire courte et de faire des activités créatives simples comme modeler de l’argile et peindre avec de gros pinceaux.
Dans le coffre à jouets des 18-24 mois
  • Des jouets musicaux (xylophone, tambours, maracas, bâton de pluie) pour développer la coordination et découvrir différents types de sons (éveil musical).
  • Voitures, trains et camions à pousser ou à tirer (motricité, orientation)
  • Une cuisine pour enfant (imitation)
  • Des CD de musique pour danser (maîtrise des mouvements, équilibre et rythme)


24-36 mois : construire et imiter
Sur le plan moteur, pédaler sur un tricycle, déplacer une poupée ou un ours dans une poussette par exemple facilitent leurs capacités à s’orienter et à s’organiser dans l’espace, alors que danser au son de la musique améliore les habiletés physiques et donne plus d’assurance dans leurs mouvements.
Habiller et déshabiller une poupée, ou construire et démolir, sont des jeux qui aident à développer leur activité manuelle et les jouets dédiés à faire semblant stimulent le langage et l'imagination. Des jeux comme la gare, le garage, l’univers de la maison ou encore le magasin de légumes leur permettent d’imiter des situations et de faire dialoguer de petits personnages. La peinture au doigt et la pâte à modeler sont des activités importantes qui favorisent les mouvements des mains. L'association d'images, comme les jeux de loto, favorisent l'attention visuelle.
Dans le coffre à jouets des 24-36 mois
  • Un tricycle, une poussette (orientation, exploration)
  • Des jeux d'imitation (dînette, marchande, garage, atelier de bricolage…) permettant aux enfants de mieux comprendre le monde, les relations entre les individus et les rôles sociaux, une phase indispensable qui favorise l'intégration des enfants dans la société.
  • Des jeux de loto pour développer l'attention et la mémoire visuelle.
  • De la peinture et de la pâte à modeler (motricité fine)
Article rédigé par : Catherine Charles


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mardi 16 août 2016

DIY Montessori : jeu de formes et de couleurs

DIY Montessori : jeu de formes et de couleurs


Alexandra Letailleux est assistante maternelle à Orléans depuis 5 ans, et accueille actuellement deux enfants. Elle nous propose un DIY Montessori, très simple à fabriquer, avec des boîtes d’œufs. Au final, le jeu fabriqué est accessible aux enfants dès 18 mois.

La méthode Montessori, c’est une manière très ludique d’apprendre à l’enfant à avoir confiance en lui, en l’aidant de façon simple à devenir autonome ! On voit beaucoup d’activités Montessori qui fleurissent sur le net, mais beaucoup de personnes oublient l’essentielle : faire simple ! Car trop d’informations d’un coup peuvent bloquer un enfant et lui faire perdre confiance, s’il se retrouve en face d’un échec. On voit aussi beaucoup de sites qui proposent des activités très bien faites, mais souvent hors de prix… Je vais donc vous proposer une activité simple, rapide et qui ne nécessite pas beaucoup de matériel.



Le matériel

  • 1 plateau d’œufs de 20 ou des boîtes d’œufs
  • 1 paire de ciseaux
  • de la peinture / feutres
  • des feuilles de papier blanc
  • des petits bouchons de 2 couleurs différentes
  • des objets en plastique : rouge/bleu/jaune/vert…
  • des briques de Duplo

    ETAPE 1 | Prendre le plateau d’œuf et le découper en 3 parties

    • 1ère partie dans le sens de la longueur donc 5 cases
    • 2ème partie un cube de 3/3
    • 3ème partie un rectangle de 2/3



      ETAPE 2 | On s’occupe ici de la première partie découpée

      Prendre des bandes de feuilles de papier pour faire une instruction simple. Il suffit ensuite de mettre en place un code couleur que les enfants devront essayer de reproduire avec des bouchons. Vous pouvez éventuellement, si vous avez une plastifieuse, imperméabiliser les cartes code couleur.



      ETAPE 3 | On passe à la deuxième partie découpée

      Cette boîte va nous servir pour faire des codes couleur avec les Duplo. Tout comme la boîte précédente, on fait des codes couleur. Mais cette fois-ci sur des carrés de feuille (comme cela l’enfant repère bien la similitude entre la boîte et la feuille). On prendra 3 ou 4 couleurs pas plus… juste pour compliquer un peu par rapport à la boîte précédente, mais pas trop non plus. A noter que cette boîte peut aussi servir au plus grand pour faire un jeu de morpions.



      ETAPE 4 | On s’occupe de la 3ème boîte découpée

      Cette fois-ci, on fait une pastille de couleur au fond de chaque creux. On se retrouve donc avec 6 couleurs. On récupère des objets des petits jouets : une voiture, un cube, un poisson de bain...
      Pour cette boîte, le plus simple est de trouver les objets avant, afin de mettre les couleurs appropriées au fond.
      Et on évite de mettre des couleurs qui se ressemblent de trop côte à côte pour le moment… On pourra toujours refaire une boîte plus tard avec des couleurs plus proches pour complexifier l’activité.



      Variantes

      Une fois que l'enfant sera bien à l’aise avec la reconnaissance des couleurs, des textures, des objets choisis... vous pourrez prendre des baguettes chinoises spéciales enfants avec un bout en plastique ou une pince à spaghettis pour lui faire mettre ou déplacer les objets…
      Si vous avez utilisé les boîtes telles quelles, pas de problème vous pouvez du coup vous servir du couvercle pour poser le modèle de code couleur… par contre toujours penser à respecter la forme de la boîte pour faire le modèle.


    • Article rédigé par : Alexandra Letailleux, auteur du blog "Le Monde Féerique de Mama Chouch"
      https://lesprosdelapetiteenfance.fr/